01/11/2021

Rénovation de l’éclairage public

L’opération de renouvellement de plus de 200 lanternes et/ou mats sur la commune débutera à partir de la mi-novembre pour la phase 1 correspondant au village et à la route de Pitgam. Le remplacement des mats ou des lanternes nécessitera des coupures ponctuelles d’une journée ou deux au fur et à mesure de l’avancée des travaux, pendant les mois de novembre et décembre. Au village, des travaux de voiries pour passage de câbles seront également engagés rue de la mairie, de la Chatellenie et route du village.
Pour la phase 2 correspondant au hameau du Grand-Millebrugghe, les travaux commenceront dès le printemps 2022.
A noter que pour ces travaux, la commune a bénéficié d'une aide financière composée de subventions et d'un fond de concours.

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La démarche portée par Steene en partenariat avec le SIECF, a pour objectif de s’appuyer sur la technologie pour accélérer la transition écologique, tout en générant des économies pour la collectivité. Une des premières applications sur le territoire concerne le domaine de l’éclairage public. L’objectif est d’optimiser la consommation des équipements en réalisant 40 à 60% d’économie d’énergie. Dans ce cadre, la commune rénovera l'ensemble de ses points lumineux d’ici le printemps 2022. Le dispositif mis en place permet :

  • de disposer de lanternes moins énergivores et respectueuses de la biodiversité,
  • d’obtenir un éclairage « juste » en associant des catégories de voies à un type de matériel et à un niveau d’éclairage selon les zones et en fonction des besoins et des usages,
  • de piloter l’éclairage à distance grâce à la présence d’un automate programmable dans chaque armoire afin de : repérer des pannes potentielles par la détection des anomalies de consommations, gérer les horaires d’éclairage par armoire, définir les intensités d’éclairage des points lumineux.

Nuisances lumineuses : interdiction des lampes type boule après 2025

Les éclairages publics ont des impacts négatifs sur la biodiversité nocturne et l’observation des étoiles mais aussi sur la consommation d’énergie des communes entraînant un gaspillage énergétique conséquent. Réduire les nuisances lumineuses tout en assurant la sécurité des usagers, le SIECF œuvre au quotidien pour un éclairage public efficient, durable et moins éblouissant.
L’arrêté du 27 décembre 2018 impose des mesures de protection interdisant notamment, d’ici janvier 2025, les éclairages trop orientés vers le ciel. Ce texte est dans la continuité de la réglementation européenne de 2009 qui a déjà interdit la commercialisation des lampes à vapeur de Mercure (ballons fluos), trop énergivores, en 2015. Entre 2009 et aujourd’hui, les ballons fluos ont pratiquement disparu du territoire du SIECF.
Tous les éclairages extérieurs sont concernés par l’arrêté. L’arrêté sur la prévention, la réduction et la limitation des nuisances lumineuses concerne tous les éclairages d’extérieur, à savoir :

  • les éclairages publics ;
  • les mises en lumière du patrimoine ;
  • les éclairages des équipements sportifs ;
  • les éclairages des bâtiments non résidentiels ;
  • les éclairages des parcs de stationnement ;
  • les éclairages événementiels ;
  • et les éclairages de chantier.

Le SIECF accompagne et conseille ses communes dans le choix de matériel et l’application de cette nouvelle réglementation. Notamment pour le remplacement des luminaires dont le flux lumineux est trop orienté vers le ciel.

La première mesure de l’arrêté impose avant le 1er janvier 2025, le remplacement des luminaires des parcs existants, dont le flux lumineux dirigé vers le ciel est trop important. C’est-à-dire toutes les installations lumineuses dont la proportion de lumière émise au-dessus de l’horizontale est supérieure à 50 %. Les luminaires principalement concernés sont ceux de type « boule » ou similaire. 
Ils devront être remplacés par des luminaires conformes aux dispositions de l’arrêté au plus tard le 1er janvier 2025.
L’arrêté du 27 décembre 2018 s’applique aussi aux éclairages des lotissements qui devront remplacer leurs luminaires type « boule ». Si cela n’a pas été fait, à compter du 1er janvier 2025, pour les lotissements qui ont délégué la maintenance au SIECF, celle-ci ne pourra plus être assurée et les luminaires seront déconnectés.

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La seconde mesure concerne la limitation de la température de couleur qui ne peut excéder 3 000 K (kelvin) en agglomération et hors agglomération sauf dans certaines zones protégées (parcs naturels, réserves, sites d’astronomie) où les contraintes sont plus élevées. L’extinction des éclairages (hors éclairage public) la nuit : nouvelles plages horaires.

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La dernière mesure concerne la temporalité. L’arrêté reprend les obligations (plages horaires d’extinction) de l’arrêté du 25 janvier 2013, les complète avec des prescriptions techniques et étend son champ d’application à toutes les installations d’éclairage citées ci-dessus. A noter, cette exigence ne concerne pas l’éclairage public. En effet, la loi permet à chaque collectivité d’adapter ces dispositions aux spécificités de leurs territoires, en particulier en matière de sécurité publique.
Les communes, restent en charge du respect de la réglementation et le contrôle du respect des dispositions prévues par le décret relève de la compétence du maire.

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Dates à retenir

Depuis le 1er janvier 2020 : tous les nouveaux éclairages installés et tous les parcs d’éclairage renouvelés devront prendre en compte ces nouvelles obligations.
Au 1er janvier 2021 : les éclairages extérieurs du parc existant devront à leur tour être conformes aux plages horaires mentionnées dans l’arrêté. 
Au 1er janvier 2025 : suppression de tous les luminaires type boule dont la lumière est supérieure à 50 % au-dessus de l’horizontale.